Aérien
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Aéroports
Mon tout premier voyage en avion a eu lieu en 1986, alors que je me rendais en Grèce avec un groupe de personnes handicapées pour un camp. J'avoue ne plus vraiment me souvenir du service assistance de l'aéroport de Genève, ça fait longtemps. Je ne me souviens plus trop également, mais il me semble qu'il y avait eu un petit couac à l'aéroport d'Athène, vous dire quoi là, je ne sais plus.
Depuis ce premier voyage, je suis partie relativement souvent, principalement depuis 1998. Mais avant ça, je suis partie en 1987 et 1994 aux Etats-Unis. Étant donné que je ne mentionne rien sur mes jounaux de bord lors de ces voyages, concernant l'assistance dans les différents aéroports, je ne saurais dire comment ça s'était passé. J'ai quelques souvenirs, mais plus récents. Donc, je pense que je vais me pencher plus sur ces anecdotes que sur des détails dont je ne me souviens plus. À vrai dire, ce qui fait que je ne m'en souviens plus est probablement dû au fait qu'avant que je possède internet et que je réserve mes voyages par moi-même, je passais par les agences de voyage, donc, je ne m'en occupais pas.
En règle générale, l'assistance dans les aéroports, fonctionne à merveille, mais il faut la réserver par la compagnie d'aviation avant le départ en voyage. En pratique, à l'aéroport de Genève, je n'ai jamais eu aucun problème, sauf une fois, mais ça venait d'une toute nouvelle compagnie d'aviation - qui n'existe déjà plus - qui n'avait pas encore la pratique des réservations pour les personnes handicapées. Donc, j'avais appelé la compagnie pour réserver l'assistance et ils n'avaient pas mentionné cela au service concerné à Genève. Donc, à mon arrivée à l'aéroport, on me dit qu'on me déplace au vol suivant car il n'y avait aucune possibilité de m'emmener à l'avion à l'heure de mon vol prévu. Seulement ce premier vol (il y en avait deux par jour) avait été retardé et pour finir, j'avais pu prendre le vol que j'avais réservé et c'est une chance car plus tard, j'ai appris que le second vol avait été annulé. Du coup, j'essaie d'éviter les nouvelles compagnies.
Parmi d'autres anecdotes, il y a des petits détails qui, quelquefois peuvent me faire sourire, surtout avec le recul, car sur le moment, je n'avais pas forcément envie de rire. Un de mes souvenirs est mon arrivée à l'aéroport de Londres City. Là-bas ils n'ont pas de véhicule monte-charge (voire ci-dessous), comme c'est souvent le cas, mais peut-être que ça a changé depuis cette date, qui devait être en 2000, sauf erreur. Pour les petits avions qui possèdent leur propre rampe d'escalier, ils utilisent des chaises spéciales sur lesquelles on est bien fixés, pour monter dans l'avion et en descendre. Comme on me transporte avec des fauteuils roulants dans les aéroports, des guichets d'enregistrement jusqu'à la porte de l'avion et vice-versa, il y avait, bien entendu un fauteuil roulant qui m'attendait au bas des escaliers. Seulement ce jour-là il pleuvait des cordes et le temps que les deux personnes de l'assistance me fasse descendre de l'avion, le fauteuil roulant était trempé. Croyez-vous qu'ils auraient au moins essuyé le siège ? Non, bien entendu. Du coup, j'avais mon jean tout mouillé et j'avoue que je ne suis pas certaine que le chauffeur de taxi ait apprécié. L'année dernière, en arrivant à Bristol, sauf erreur, les personnes de l'assistance m'emmènent de l'avion jusque vers une porte d'entrée de l'aéroport, sur le tarmac, pas la porte principale, avec le fauteuil roulant et ils me laissent là, alors que normalement ils vous accompagnent au moins jusqu'à un taxi. Je me demandais comment j'allais faire avec ma valise, mais par chance, des passagers de l'avion m'ont aidée et accompagnée jusqu'aux taxis. C'est la première fois que ça arrivait.
Parmi les moments les plus stressants, il y en a eu plusieurs. Les deux fois que je suis allée à Paris en avion, à l'aéroport Charles de Gaulle, il n'y avait aucun problème à l'arrivée, mais alors en rentrant en Suisse, c'était l'angoisse. Les deux fois, je me suis demandée si je n'allais pas manquer mon vol. La première fois, on vient - enfin - me chercher une demi heure avant le départ de l'avion et il fallait traverser une grande partie du terminal. La seconde fois, on m'emmène jusque vers la porte en me disant qu'on vient me chercher juste avant l'heure de l'embarquement. Seulement quand tout le monde était déjà dans l'avion, quand ils auraient dû fermer les portes, j'attendais toujours. Mais bon, pour finir j'ai pu partir. Je pense que le service assistance de cet aéroport est en sous-effectif ou ils ont des problèmes d'organisation. En tout cas, si je peux éviter de passer par Paris, je le fais. Une autre fois où j'étais un peu à la masse, c'était à Amsterdam où je changeais d'avion en rentrant de Birmingham en Angleterre. Le service d'assistance n'arrivait pas et j'ai dû attendre au moins une demi heure dans l'avion, alors que mon vol suivant n'était que quelques minutes plus tard. Par chance, la personne avait prévenu que j'arrivais, donc, l'avion n'est pas parti sans moi. Une petite anecdote, bien que non stressante et qui ne concerne qu'indirectement le service assistance, c'était à l'aéroport de Bruxelles, où je changeais de vol pour aller à Southampton, en 2007. En arrivant, on - j'étais avec une copine - demande où se fera l'enregistrement pour mon prochain vol. On nous dit l'endroit, qui se trouvait à l'opposé de là où on était. La copine devant partir, elle m'a accompagnée jusqu'à un bar, près du guichet supposé pour l'enregistrement. Au moment de passer à l'acte, si j'ose dire, je me renseigne et on me dit que le guichet d'enregistrement se trouve........ à l'autre bout du terminal, en fait, de là où venait avec la copine. Par chance, j'ai demandé un fauteuil roulant et ça s'est très bien passé.
En règle générale, aux Etats-Unis, je n'ai jamais eu aucun problème ou presque. Les aéroports sont tellement grands là-bas, qu'il y a des genres de métro entre les terminaux. Certaines personnes du service assistance m'emmène avec celui-ci ou non, ça dépend de la distance entre les terminaux. À Detroit, par exemple, les deux fois que j'ai changé de vol, ils m'ont poussée avec le fauteuil roulant, sans prendre le métro. J'en suis presque reconnaissante car, chemin faisant, on passe dans un tunnel vraiment extraordinaire. C'est un endroit où il y a des jeux de lumières qui correspond avec la musique diffusée. Je pense que le moment le plus stressant, c'est quand on vous dit qu'on vient vous chercher pour vous accompagner à l'avion, que tout le monde embarque et que vous, vous attendez encore et encore. C'est ce qui est arrivé plusieurs fois durant mon dernier voyage aux Etats-Unis. Dans certains grands aéroports, ça arrive qu'on vous transporte d'un point à un autre avec des véhicules électriques, des trolleys, comme ils disent. Tout à fait honnêtement, ces véhicules ne sont pas faciles pour moi car ils sont tout de même relativement hauts, quand on ne peut pas monter une marche.
Quelque soit l'aéroport, en général, les personnes du service assistance sont sympas, bien que ça peut arriver que certains le soient moins que d'autres. Certains sont très souriants et discutent volontiers avec vous, alors que d'autres sont pas très causants. Autant que je m'en souvienne, celle avec qui j'ai eu le plus de plaisir à discuter était la personne qui m'emmenait de l'avion au taxi à l'aéroport de Cincinnati aux Etats-Unis. C'était un monsieur d'une cinquantaine d'années, je pense. En discutant il me disait que la prochaine fois qu'on se verrait il m'apprendrait une langue locale, le hillbilly. Je lui ai alors répondu qu'il fallait d'abord que mon anglais soit un peu plus performant, avant d'apprendre autre chose. Tout cela se passait en riant.

Avions
Les services assistances où que ce soit sont vraiment bien huilés, si je peux m'exprimer ainsi. En règle générale, il n'y a aucun problème pour entrer ou sortir d'un avion, lorsque l'on est handicapé. À Genève, il y a deux systèmes qui dépendent de l'endroit où se trouve l'avion. Pour les avions ne se trouvant pas près d'un couloir d'accès, le service assistance sur le tarmac nous emmène avec un bus spécial qui s'élève jusqu'à la hauteur de la porte opposée à celle qu'utilise les autres passagers. Lorsqu'il y a un couloir d'accès, on nous pousse directement à la porte de l'avion par la passerelle. Pour les petits avions, comme je le disais plus haut, cela peut arriver que soit utilisé un siège spécial, très étroit que deux personnes manient (un le tire alors que l'autre le pousse) afin que nous puissions entrer dans l'aéronef. Ceci dit, ça m'est arrivé qu'on me fasse sortir de l'un de ces petits avions avec un véhicule élévateur, comme pour ceux utilisés pour entrer ou sortir des plus gros avions.
Par contre, être handicapé dans un avion, ce n'est pas forcément évident, surtout pour les déplacements avec des cannes ou pour passer entre les sièges. Déjà les couloirs sont étroits, ce qui rend la marche un peu cahotique - il faut marcher légèrement sur le côté pour ne pas s'encoubler. L'avantage des vols avec EasyJet, c'est qu'ils placent les personnes handicapées au premier rang, ce qui évite les difficultés de passage entre les sièges. Par contre, se déplacer durant le vol est un peu difficile, à cause des mouvements ou des éventuelles turbulences. Pas très sécurisant. Je fais en général tout ce qu'il faut pour ne pas avoir à me lever durant le voyage. Une autre chose qui n'est pas forcément facile, c'est quand on est de petite taille, avec les pieds qui ne touchent pas le sol. Pour les petits voyages, ça va, mais pour les longs vols, je demande quelque chose à placer sous mes pieds, ce qui est plus confortable.
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